Trouville, c’est mon Amérique à moi*

Trouville, c’est mon Amérique à moi*

Les artistes pionniers à la découverte du rivage normand, 1820 – 1860

* Alexandre Dumas

La première moitié du XIXème siècle voit la mode des bains de mer se développer sur les côtes normandes. Tout commence à Dieppe, ville importante dont les liens avec l’Angleterre d’où vient cette mode sont ancestraux. Puis Trouville.
Pourquoi Trouville? Pourquoi la bonne fée des bains de mer se penche-t-elle sur ce petit port fluvial quasiment sans façade maritime ? Ce sont les artistes qui jouent un rôle fondamental dans cette histoire. Les peintres quittent Paris, ils recherchent le « pittoresque », une Nature encore sauvage et des populations aux modes de vie authentiques. La Normandie, et Trouville-sur-Mer en particulier, dispose d’une situation géographique idéale. C’est le bord de mer le plus proche de Paris.

À partir des années 1820, les peintres qui arrivent sur le rivage commencent à découvrir Trouvillesur-Mer. Paul Huet, Richard Parkes Bonington, Eugène Isabey, Charles Mazin, Camille Corot, entre autres, y viennent, la peignent puis exposent leurs toiles lors des Salons, les grandes expositions parisiennes. C’est ainsi que le nom de Trouville se fait connaître et que les premiers baigneurs y viennent à leur tour.
Pour la première fois, c’est lors du Salon de 1827 qu’une petite toile de Charles Mazin, « Effet de neige au bord de la mer, Trouville » dévoile le nom de notre ville au public parisien.

Les écrivains sont aussi de la partie : Alexandre Dumas, Gustave Flaubert.
Gustave Flaubert vient régulièrement à Trouville avec sa famille, puis seul. Il aime y venir régulièrement, en parle souvent avec sa soeur et ses amis.
Dumas père, quant à lui, relate son arrivée sur la plage de Trouville et se compare tout modestement à Christophe Colomb découvrant le Nouveau monde. « Trouville, c’est mon Amérique à moi. »

Les artistes de cette époque sont les témoins d’un Trouville encore primitif puis d’une urbanisation galopante. En réalité, c’est le développement de Trouville et d’Hennequeville qu’ils ont observé et auquel ils ont contribué, car à cette époque il y avait encore deux communes. Le nom de Trouville a pris toute la lumière car c’est là que les artistes pouvaient loger, chez la Mère Ozerais qui tenait l’Auberge du Bras d’or, ou chez la Mère David, à l’Auberge del’ Agneau d’or. La plage, encore sauvage et vierge de toutes constructions dans les années 1820, mais qui accueille les premières villas, le premier « Salon des bains » l’ancêtre du casino et de l’établissement des bains de mer dès les années 1830, était sur la commune voisine d’Hennequeville. Le destin des deux communes était lié, au point de fusionner en 1847.

L’histoire de Trouville-sur-Mer rencontre l’histoire de l’art et l’émergence du mouvement romantique. Une nouvelle génération d’artistes commence à bouleverser la traditionnelle hiérarchie des genres. La peinture de paysage et les scènes de genre ont les faveurs de ces jeunes peintres nés au tournant du siècle.

Remerciements

Le musée Villa Montebello remercie les prêteurs qui ont contribué à l’exposition :

  • Monsieur François Thiellet
  • Le musée des Beaux-arts de Rouen
  • Le musée Eugène Boudin d’Honfleur
  • Le musée d’art et d’histoire de Lisieux
  • Le Château de Saint-Germain-de-Livet
  • La Galerie Le Serbon à Paris

Hôtel de Ville – 164 boulevard Fernand Moureaux – 14360 Trouville-sur-Mer – 02 31 14 41 41 – contact@trouvillesurmer.fr

Ouverture : Lundi, mercredi & vendredi : 9h-12h | 13h30-17h • Mardi & jeudi : 9h30-12h | 13h30-17h

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